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Récoltant d’algues en Finistère

Mon métier sur l’estran, entre vent, marée et exigence
Je suis récoltant professionnel d’algues de rive en Finistère.
À marée basse, quand la mer se retire et que l’estran se découvre, je pars à la rencontre des algues sauvages. Pas pour les ramasser au hasard. Pas pour les arracher. Mais pour les cueillir vivantes, avec précision, patience et respect.
Mon métier est ancien. Mais il est aujourd’hui strictement encadré.

Une récolte réglementée et responsable

Sur nos côtes bretonnes, près de 700 espèces d’algues poussent naturellement.
Pourtant, seules 22 sont autorisées à la consommation humaine en Europe dont 9 algues brunes, 11 algues rouges et 2 algues vertes.
Nous valorisons 8 variétés avec Macro Macro Algues.

En tant que professionnel, je ne peux pas récolter n’importe quelle algue, ni n’importe où.

Je suis titulaire d’une licence professionnelle de pêche délivrée par le CRPMEM Bretagne (Comité Régional des Pêches). En Bretagne, nous ne sommes que 75 titulaires de cette licence.

À cela s’ajoutent des autorisations spécifiques pour chaque espèce et pour chaque zone de récolte. En Finistère, la côte est divisée en 5 zones. Chaque variété d’algue fait l’objet d’un quota, parfois saisonnier, afin de préserver la ressource.

Après chaque marée, je déclare ma récolte : zone, variété, quantité.

La transparence fait partie du métier.

Les algues sauvages que je récolte

Sur la côte du Finistère — nord comme sud — je cueille uniquement des algues autorisées et tracées :

  • Kombu (Laminaires, Saccharina)

  • Spaghettis de mer

  • Dulse

  • Nori

  • Laitue de mer

  • Pioka (Chondrus crispus)

Ces algues sauvages sont destinées à l’alimentation humaine : restauration, transformation artisanale, vente directe.

Pour toute utilisation commerciale, seul un récoltant professionnel peut vendre des algues sauvages.

Ma façon de récolter : une cueillette vivante

Je ne “ramasse” pas des algues.

Je les cueille.

Elles sont accrochées aux rochers, ancrées dans leur milieu.
Je les prélève au couteau ou au ciseau, en laissant la base intacte pour favoriser la repousse.

Je ne récolte jamais :

  • d’algues arrachées,
  • d’algues échouées sur la plage,
  • d’algues dérivantes.

Je travaille uniquement dans des zones classées : A ou B en qualité sanitaire conchylicole, et en très bon état écologique (Directive Cadre sur l’Eau 2000/60/CE).

Chaque lot prélevé possède une traçabilité complète : gisement, qualité des eaux, date de récolte, transformation.

Transformation artisanale chez Macro Macro Algues

Une fois à l’atelier, le travail continue.

Les algues sont :

  • rincées à l’eau de mer si besoin (jamais à l’eau douce),
  • triées manuellement,
  • sélectionnées feuille à feuille.

Je ne garde que les plus belles parties.

Le séchage est naturel sans électricité ni d’énergie fossile, seulement le vent et le soleil.

  • Aucun traitement.
  • Aucun additif.
  • Aucun conservateur.

Les algues séchées se conservent 24 mois à l’abri de la lumière et de l’humidité, sous forme entière, en paillettes ou en poudre.

Récolter en Finistère : une responsabilité

Je récolte exclusivement sur la côte du Finistère :

au sud, près de l’atelier,

au nord, dans les eaux de la Manche, où certaines variétés sont plus abondantes.

Être récoltant d’algues sauvages, ce n’est pas seulement un métier.
C’est une responsabilité envers la mer, la ressource et ceux qui consommeront ces algues.

Chez Macro Macro Algues, je défends :

  • une récolte artisanale,
  • une traçabilité totale,
  • une transformation douce,
  • et un goût brut, iodé, vivant.

Des algues sauvages, cueillies avec respect.

Récolte de loisir

La cueillette d’algues à titre de loisir est autorisée.
Elle est soumise aux mêmes règles concernant le calendrier de récolte,  la taille minimale de coupe ainsi que les quantités prélevées.

Me prévenir par email Nous vous informerons dès que nous aurons de nouveau du stock à l'atelier.