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L’algue Nori

Nous la récoltons à la main en Finistere sud. Transformée avec soin, la Porphyra que nous proposons incarne l’alliance entre tradition artisanale et exigence de qualité.
Porphyra Spp. est une algue rouge qui pousse en feuilles très fines, ovales à irrégulières, translucides et ondulantes, souvent d’une belle teinte noire ou pourpre à violacée. Cette algue se développe sur les rochers du haut de l’estran, bien exposés à l’air, ou dans les parties sablonneuses protégées.
On la cueille sur nos côtes bretonnes, notamment au moment des grandes marées à partir du mois de mai et juin puis à l’automne. Sa texture fragile et soyeuse en fait une algue délicate à récolter, uniquement à la main, feuille après feuille en respectant la taille de coupe pour favoriser sa repousse…et éventuellement la cueillir de nouveau en fin d’année après lui avoir laissé tout son temps.

En Bretagne, on ne parle de Nori qu’à l’état sauvage. Sa culture n’en est qu’à ses balbutiements car sa reproduction est très compliquée, contrairement à l’Asie ou les fermes d’algoculture de Nori alimentent un marché immense (d’autres espèces qu’ici), Nori qui se retrouve ensuite en feuille fine et toastées enroulées autour de nos makis ici en Europe.

Ici en Finistère, elle est peu abondante sur notre littoral, cette algue est rare et fragile. Elle réagit aussi aux épisodes de chaleur, aux tempêtes, au piétinement, à l’ensablement et plus largement aux effets du changement climatique. Elle ne pousse pas partout et il en résulte une biomasse sauvage disponible qui reste très limitée qui requière toute notre attention.

Sa cueillette demande plus de temps que les autres espèces. A chaque geste, ce ne sont que quelques feuilles qui sont cueillies, à chaque marée ce ne sont que quelques kg que nous ramenons à l’atelier. Il faut en prendre soin et la dessabler puis retirer tout ce qui n’est pas Nori (mollusques, épiphytes, autres algues accrochées ou cueillies avec). Dans notre atelier les algues ne sont pas lavées, ni traitées, elles sont brutes telles qu’elles ont été prélevées sur l’estran.

Le processus est encore long pour parvenir aux paillettes de Nori.

Placées sur filet dans notre serre, le séchage doux et lent à 35° débute pour une des étapes les plus importante qui permet de préserver toute la richesse nutritionnelle et les saveurs subtiles de la Nori. Une fois étalées sur nos filets, il faut surveiller la température et le taux d’humidité de l’air ambiant, agir sur le vent qui circule et la chaleur qui règne sur les filets de séchage. Ensuite les brasser pour que toutes les surfaces sèchent de la même manière…Un séchage trop violent et rapide et la Nori peut prendre une couleur blanchâtre, même son odeur peut varier. Un séchage trop lent n’est pas approprié non plus, il faut trouver le juste milieu…

La cueillette et le séchage sont deux temps qui doivent coïncider, s’enchainer dans les meilleures conditions. nous choisissons nos jours entre marées et météo, le bon tempo…
De nouveau les feuilles sèches sont triées pour garantir une qualité irréprochable au produit final avant le broyage. Les paillettes ainsi obtenues sont ensuite tamisées manuellement selon différents calibres et de nouveau retriées soigneusement afin de retirer les derniers éléments indésirables.
Le résultat est une algue sèche fine et subtile, un produit final délicat, au goût légèrement fumé, qui rappelle le thé noir, avec une note de champignon et une note finale iodée pour un produit rare et d’exception.
Utilisations culinaires et intérêt de l’algue Nori
L’algue séchée se décline sous plusieurs formes, chacune adaptée à des usages spécifiques en cuisine
porphyra
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